MON HISTOIRE

Derrière le professionnel que je suis aujourd’hui, il y a l’humain. Je t’invite à lire l’histoire en abrégé qui m’a mené à développer l’état d’esprit que je possède aujourd’hui.
Un jour, alors que je cherchais des réponses à mes nombreuses questions, un de mes mentors dit: »Pour obtenir du succès, la vie de tes rêves, il te faudra grandir. Lis des livres, va à des séminaires, etc. » Au départ je ne comprenais pas trop. J’avais de la difficulté à concevoir comment lire un livre me ferait rencontrer la femme de mes rêves, ou encore avoir la vie professionnelle de mes rêves…puis un jour j’ai compris. Peu importe le niveau de vie, de succès désiré, peu importe l’objectif, le rêve que l’on caresse, il nous faut grandir dans cette nouvelle personne avec qui ce sera possible de l’atteindre.
Chaque expérience que l’on vit nous forme à devenir cette personne que l’on veut être.

Je te laisse lire une histoire brève de ce qui a fait de moi un homme qui ne s’arrête pas devant la peur, qui a bâti un niveau de confiance et d’estime de soi optimal, un esprit incassable qui puise toute son énergie dans l’amour et la reconnaissance. Un homme de vision avec une mission claire: celle de laisser un héritage massif où j’aurai inspiré les gens à vivre une vie à la hauteur de leurs rêves, désirs et ambitions!

Les années 80-90: Mon jeune temps et la vie qui me challenge

Né en 1983 à Montréal, j’y passerai les 4 premières années de ma vie. À l’âge de 4 ans la famille décide de s’installer sur la rive-sud de Mtl. Âgé de 6 ans mes parents se divorcent et je me retrouve donc le plus clair de mon temps avec ma mère et ma soeur, voyant mon père environ aux 2 semaines. À l’âge de 8 ans, je vis de l’abus sexuel venant de 2 membres de ma famille, un homme et une femme, alors âgé entre 12 et 15 ans. Alors que je n’ai aucune idée de ce qui se passe à ce moment, c’est un peu plus tard que je vais en souffrir. À l’âge de 10 ans j’entre à l’hôpital d’urgence, on me diagnostique un diabète de type 1: à ce moment on m’annonce que je devrai changer mon style de vie, m’injecter pour le reste de mes jours et adopter un mode de vie stable. Je me souviens encore comme si c’était hier quand le médecin m’a regardé dans les yeux et m’a dit: “À partir de maintenant tu devras rester plus tranquille, adopter une routine stable et pas trop mouvementé pour ta santé, et tu ne pourras jamais exercer les métiers de policier/pompier/pilote d’avion…tous des métiers que je rêvais de faire, comme là-plupart des kids de cet âge. Le médecin n’avait aucune idée à quel point il venait de placer dans ma tête ce qui allait me motiver à devenir l’homme que je suis aujourd’hui! À l’âge de 12 ans j’entre au secondaire et c’est à ce moment que les choses commencent à changer. Je prends de plus en plus conscience de certaines notions qui viennent non seulement élargir mon cadre de perception mais aussi développer ma sensibilité à certaines émotions. Ma mère, ne gagnant pas beaucoup de sous à l’époque, travaillait du mieux qu’elle pouvait et faisait de son mieux pour qu’on ne manque de rien. Je me souviens très bien de ce sentiment de culpabilité, de compassion et d’empathie qui m’a envahi après m’être roulé dans le gazon à l’école pour ensuite voir mon chandail tout vert et troué. Je réalisais à ce moment que pour acheter ce chandail, elle avait probablement dû travailler 1h ou 2 et sacrifier l’achat de quelque chose d’autre..ça m’avait frappé en plein visage. Sinon au fil de mon parcours scolaire, j’apprenais des notions comme ce qu’étais l’abus sexuel, le harcèlement, l’inceste.. c’est à ce moment que mes souvenirs de mes 8 ans commencent à remonter à la surface et faire des dégâts à mon état d’esprit. Tout ça prendra de l’ampleur plus les années avanceront.

Les années 2000 - Virage à 180 degrés

À l’âge de 18 ans, je crois que ma carrière est lancée: emploi chez Bombardier Aéronautique alors que beaucoup me disait que ce ne serait pas possible. La raison est que nous sommes en 2001, tout juste après les événements du 11 septembre (si tu es trop jeune pour savoir de quoi je parle ici, le 11 septembre 2001 le monde entier apprend que New-York est victime d’une attaque terroriste avec 2 avions qui foncent dans 2 tours…l’industrie de l’aviation allait certainement être touché) En effet, 8 mois plus tard je perds mon emploi! Alors âgé de 19 ans, c’est l’immense remise en question ainsi qu’une certaine anxiété/dépression qui m’attend. Les événements de mes 8 ans, jumelés à d’autres, commencent à prendre beaucoup trop de place dans ma tête et je commence à voir noir. Alors que j’en avais jamais parlé à personne avant, je décide de briser le silence et j’en parle à mon père. Briser le silence est probablement la meilleure décision que j’avais prise à ce jour. Suite à cette discussion, je commence à me rapprocher de mon père, chose que j’attendais depuis des années et rendu possible vu mon âge et mon niveau de maturité me permettant de prendre des décisions que je n’aurais pu prendre plus tôt. Quelques mois plus tard, je décide d’emménager avec lui. Le point tournant de mon état émotionnel et psychologique, en plus de cette conversation, aura été la lecture de ce livre qui m’aura été recommandé: Victime des autres, bourreau de soi-même, chef d’oeuvre écrit par Guy Corneau. Ce livre me fera passé d’un état de victime (apitoiement, sentiment d’injustice, frustration, déprime) à un état d’esprit “100% responsable”. Dès lors se succèderont des heures de lectures, études sur le comportement humain, séminaires de conférences, formations, regarder tout ce qui se fait de vidéos sur le développement personnel et le leadership sur Youtube. C’était devenu une obsession, une nécessité. J’avais tellement souffert, je me suis dit: “C’est assez, plus jamais je ressentirai cet envie de vouloir m’enlever la vie et je vais créer la vie de mes rêves!” Ce fût donc le début d’une belle et longue aventure dans laquelle je suis toujours aussi dévoué aujourd’hui. Dans la vingtaine, à 22 ans exactement, j’entre au Cégep pour étudier les sciences et l’humain. Mon passage au Cégep marque une étape turbo importante dans la vie et la réalisation d’un rêve: animer la radio étudiante! Depuis longtemps que je rêvais de divertir les gens, mais le manque de confiance en moi ainsi que d’estime avait le dessus et je ne passais jamais à l’action, jusqu’à cette journée spéciale de 2004. Je co-animerai pour 3 saisons en compagnie d’un bon ami, René Tsar. Nous repousserons même le défi jusqu’à être DJ pour la soirée de fin d’année! Je goûtais de plus en plus à la vie..! En plus d’avoir fait des études collégiales en sciences humaines, j’entre à l’université de Montréal en 2007 pour étudier la Psychologie. Dès le début des études, la confiance est au rendez-vous et dans le tapis! Lors des initiations, je me démarque en animant la soirée de fin d’initiations. Par la suite j’animerai soirées et spectacles au sein du comité d’animation des étudiants en Psychologie. Par contre, malgré le plaisir immense que j’ai et la passion pour le domaine d’études, après 1 an je me remet en question. J’aime étudier, mais je me demande si l’université est vraiment ma place à ce moment. Je suis face à 8 ans d’études afin de pouvoir avoir le “droit” d’exercer, face à un grand et long sentier bien défini, balisé, et qui me semble pas mal en ligne droite! Mais j’aime l’aventure, j’aime les défis, le “risque”. Mon désir et mon besoin de sortir du cadre, sortir du sentier tout tracé, de colorier à l’extérieur des lignes et mon côté autodidacte prendra alors le dessus et je quitterai l’université pour aller “sur le terrain” comme on dit.

Début 2010: L'entrepreneuriat et croire en soi

En 2010, moi qui aime les défis, je m’aventure dans tout un sentier en flanc de montagne: l’investissement immobilier, en compagnie de 2 membres de ma famille. Je prend à peu près tout ce que j’ai de liquidité et je me lance: Pour obtenir ce que nous avons jamais eu, on doit être prêt à faire des choses que nous n’avons jamais fait! Ce sera toute une route sinueuse, parsemée d’obstacles qui nous attend. En effet, quelques mois plus tard, suite à une conversation tout à fait transparente et authentique avec mon employeur à l’époque (lui qui s’affichait et qui faisait la promotion de ces mêmes valeurs), je perds mon emploi. Pas de problème, trouvons une solution!

2 semaines plus tard je suis à l’emploi d’une autre grande organisation pour laquelle je visualisais travailler: La brasserie Labatt. Je commence comme marchandiseur (celui qui place les caisses et les prix) après qu’on m’aie dit que: “Pour l’instant, vu ton manque d’expérience en vente, on t’offre ce poste.” “Pas de problème, regarde-moi bien faire mes preuves” 1 mois plus tard je remplaçais un poste de représentant laissé vacant, puis 2 mois plus tard j’obtenais mon territoire sur l’île de Montreal. À mon premier mois, je terminais 3e meilleur vendeur du territoire. La morale de cette petite histoire: ne laisse jamais personne dicter ta valeur, c’est ta responsabilité de démontrer de quoi t’es capable.

Par la suite, j’ai occupé différents postes en vente/gestion. Une des compagnies que j’avais dans ma mire à l’époque était Beam Suntory (un des plus grand distributeur de Whisky). La raison pourquoi j’avais tant cette entreprise dans ma mire est pour leur culture d’entreprise, leurs valeurs, leur vision et leur mission. Avec le temps j’avais appris à connaître les gens qui formaient l’équipe du Québec de cette compagnie et j’admirais la cohésion, la chimie, l’ambiance qui semblait y régner, le leadership de chacun. Chacun semblait heureux, semblait adorer leur travail, je les sentais engagé, dévoué, de vrais ambassadeurs. Je voulais vraiment vivre cette expérience et j’étais prêt à tout. À un certain moment je finis par obtenir une entrevue. Puis une 2e, et une 3e..! Finalement j’apprends que j’ai passé à quelques cheveux d’obtenir le poste alors qu’il l’avait offert à un jeune homme qui avait plus d’expérience que moi dans certaines sphères. Ce jeune homme, Nicolas, est rapidement devenu un très bon ami.

Ne m’arrêtant devant rien, et désirant vraiment ce poste, je pars à la conquête de combler ces expériences manquantes à mon CV. Une des qualifications qui me manquaient était la vente au détail (SAQ). Quelques mois plus tard j’obtiens un poste à la SAQ de Montréal nord. Après 1 an en poste avec la SAQ, Beam Suntory me rappelle pour passer à nouveau des entrevues, j’obtiens finalement le poste! Près de 2 ans et demie se seront écoulés entre les 2 séries d’entrevues. Je venais à nouveau de me prouver que lorsque l’on désir profondément quelque chose et qu’on met les efforts pour l’obtenir, tout est possible.

En cours de route, pendant que je suis toujours en poste avec Beam Suntory, je renoue avec l’entrainement physique alors que je redécouvre ce sport sous un tout nouvel angle: l’entrainement de type métabolique et fonctionnel en petit groupe. Nous sommes en 2014 à ce moment, et je dois dire que ça faisait longtemps que je n’avais pas eu autant de plaisir à m’entrainer. Pour moi, l’entrainement, comme le travail, doit être plaisant, rassembleur, il doit y avoir du travail d’équipe, une possibilité de créer des liens, de se motiver et s’inspirer les uns les autres, et c’est exactement ce que je venais de trouver. Ce renouement avec le sport et le plaisir que j’y trouve déclenche alors quelque chose chez moi, un nouveau désir se fait sentir. Un bon matin, alors que je déjeune avec Nicolas dont je parlais plus tôt, il m’introduit à quelqu’un qui allait devenir un autre très bon ami, Mathieu. Ce Mathieu en question me parle d’un cours qu’il enseigne chez Énergie Cardio. La semaine suivante j’allais faire son cours, et la semaine suivante j’étais dans le processus pour devenir aussi instructeur! C’était le début d’un grand changement qui se préparait.

Je deviens finalement instructeur environ au même moment que mon emploi chez Beam Suntory se termine. Mon poste avec eux aura été de courte durée, mais tellement apprécié. C’était un remplacement de congé de maternité, alors après 1 an et quelques mois, malgré quelques tentatives à me tailler une place qui se sont avérées négatives, j’ai dû quitter pour une autre entreprise, toujours dans le même domaine, mais une entreprise vinicole cette fois-ci. J’ai eu le privilège de m’entretenir avec cette entreprise qui avait une atmosphère de travail très similaire à celle de Beam et c’est avec plaisir que j’ai accepté de relever le défi.

Milieu 2010: Suivre son coeur

Rendu ici tu as fort probablement réalisé combien c’est important pour moi le climat de travail, l’ambiance positive, le plaisir au travail, sentir qu’on se soucie des employés, qu’on veut leur réussite. Au cours des derniers paragraphes il y a plusieurs emplois dont je ne vous ai pas mentionné pour les raisons suivantes: dès que je sentais que mon travail n’était pas apprécié, que la gestion avait très peu ou pas de leadership, que l’ambiance était terne, qu’il y avait très peu ou pas de cohésion d’équipe, et qu’on ne semblait pas vouloir faire grand chose pour remédier à tout cela, je quittais le navire. Voici une forte croyance chez moi: la vie est beaucoup trop courte pour la passer à faire des choses qu’on aime pas, avec des gens qui ne nous respecte pas ou qui ne veulent pas nous voir grandir et évoluer. Ceci est rapidement devenu un pilier qui allait influencer la direction que j’allais prendre plus tard, c’est-à-dire ce que je fais aujourd’hui.

Pour revenir à mon poste de représentant, alors que je m’occupe de gérer les ventes et le marketing sur le territoire de Montreal, je continue à enseigner le conditionnement physique chez Énergie Cardio, à raison de 3x semaine minimum, dans des centres à Montreal et sur la rive-sud de Mtl. Éventuellement je deviendrai également coordonateur des cours en groupe chez Énergie Cardio, sur la rive-sud de Mtl. Puisque c’est un poste à temps partiel et que l’horaire est flexible, je peux me le permettre. Je passe beaucoup d’heures à travailler, mais je ne compte pas mes heures, surtout celles chez Énergie Cardio, tellement j’aime ce que je fais. À l’opposé, je commence à compter mes heures dans mon poste de représentant par contre. Plus le temps avance, plus je sens que mon coeur y est de moins en moins. Ça se voit et se ressent par une moins grande motivation à aller travailler le matin, mes performances sont de moins en moins au rendez-vous. Je me fais même rencontrer à un certain moment par mon employeur pour faire face à la situation. Je le savais que ça n’allait pas, mais là je devais agir au plus vite. (J’en profite pour partager ce message: si tu sens que tu n’es plus à ta place, regarde pour commencer pour quelles raisons c’est ainsi, puis par la suite planifie un plan d’actions pour la suite des choses. N’attends pas trop, car alors que trop souvent les gens ont l’impression que personne ne s’en rend compte, c’est tout le contraire. Le corps parle, autant le verbal que le non-verbal. Si au fond de toi tu n’es plus bien, crois-moi que ton inconscient s’arrangera pour le manifester. Et tu pourrais vraiment ne pas aimer ce qui pourrait t’arriver. Autant mieux être en contrôle que laisser la vie décider pour toi.) Finalement au bout de quelques semaines, je devenais directeur de centre pour Énergie Cardio. Je faisais du bruit dans le réseau, mon nom circulait et un des centres m’avait appelé pour combler ce poste. Tout est question de “timing” comme on dit! Et créer ses propres chances.. 😉

Fin des années 2010: Être sur son X et les difficultés de l'entrepreneuriat

Ce changement me procure beaucoup de bien, et je sens de plus en plus sur mon “X”. C’est d’ailleurs ce qu’on me dit souvent. Je suis ultra impliqué, très actif un peu partout dans le réseau, j’aime vraiment ce que je fais. Le centre où j’ai été nommé connait quelques difficulté et on a confiance que je suis la bonne personne pour rectifier le tir. Le propriétaire du centre lors des entrevues me fait mention qu’il est urgent d’aller chercher plus de ventes. Mais après avoir été voir le centre et en avoir pris le pouls, je lui explique que ma stratégie et ma vision sont quelques peu différentes.

En effet, lors d’une première visite, j’ai constaté après diverses conversations avec les employés mais aussi les membres que la majorité des problèmes et le ralentissement des performances venait d’un manque de sentiment d’appartenance, d’un sentiment de manque de considération et d’incompréhension dû à un manque de communication entre les membres et l’équipe et au final, une équipe un peu au neutre par manque d’engagement et de leadership de l’ancienne direction. Mon travail a donc été de travailler et modifier ces paramètres aussi simples que sont: le plaisir au travail, une communication claire et opportune, une présence constante et une écoute active auprès de l’équipe ainsi que des membres, voir aux intérêts de tous et chacun, m’assurer d’engager les bonnes personnes et offrir des positions aux employés qui vont en alignement avec qui ils sont et ce qu’ils désirent. Après 1 an d’effort autant sur le plan humain, technique et matériel, les ventes ont repris une croissance, le taux de renouvellement avait augmenté, l’entrainement privé connaissait des ventes qui plaçaient le centre dans le top 10 du réseau. Au cours de mon mandat, je suis fier de dire qu’une atmosphère agréable régnait, un sentiment d’appartenance était bien installé, l’équipe ainsi que les membres avait du plaisir à venir au centre (si l’on se fie aux sondages) et, avec en plus les rénovations effectuées, le centre connaissait une belle ascension.

Pendant ce même mandat, les choses vont moins bien côté finance et immobilier. Les dettes se cumulent (locataires qui ne paient pas et quittent sans payer malgré des dossiers à la régie, rénovations nécessaires des logements, remboursement de dette d’emprunt, ce qui entraîne des retards sur les paiements de carte de crédit et taxes municipales). D’un côté personnel, l’argent qui entre ne couvre pas l’argent qui doit sortir, donc j’imagine que tu vois le scénario. J’accumule des retards sur mes propres paiements, priorisant les immeubles (oui il y en a plus qu’un). De plus, en début de mandat, je m’inscris à une formation privé pour devenir coach professionnel certifié, et malgré qu’une partie est couverte par mes avantages sociaux, ça représente quand même une certaine somme d’argent. Bref, longue histoire courte, les difficultés financières jumelé à cette tumulte immobilière m’amènera à perdre ma voiture ainsi que l’électricité. Pendant ce temps je continue à influencer l’équipe vers la victoire, tout en me tappant 4h de transport en commun par jour et en achetant que des trucs qui se conservent température pièce. Finalement, un de mes très bons amis m’offrira d’aller vivre chez lui quelques temps. J’ai 32 ans à ce moment, toute ma fierté, zéro orgueil et reconnaissant plus que jamais pour tout ce que j’ai. D’ailleurs, si ça va mal dans ta vie, c’est le meilleur conseil que je peux te donner: regarde ce que tu as, et non ce que tu as perdu ou ce que tu n’as pas encore.

Éventuellement les choses finissent par se placer quelque peu point de vue finance. Je fini par frôler la faillite et prend arrangement avec un syndic pour rembourser les 40 000$ et plus de dettes accumulées. Il était temps, je recevais environ 5-6 appels de recouvrement par jour, je me devais de régler cela avec les créanciers, pour eux et, pour moi.

Un peu plus tard, mon condo dont j’étais toujours propriétaire était sur le point de devenir vacant puisque le locataire quittait. J’étais pour le louer mais à la dernière minute, une amie qui venait de se séparer me demande si je voudrais bien vivre avec elle pour aider. J’accepte avec plaisir et déménage presto au condo. Quelques semaines après m’être installé elle m’annonce finalement que pour des raisons personnelles elle ne viendra pas avec moi. Je me retrouve donc avec un loyer équivalent au double de celui que j’avais, en plus des autres frais. Mon partenaire et moi devons nous arranger ensemble, et je me retrouve à nouveau en chute libre point de vue finance. Je me souviens encore devoir appeler un ami rendu à la caisse pour que je puisse payer mon épicerie, mon compte ayant descendu hors de contrôle encore sous les multiples paiements. Et bien évidemment, je me souviendrai toujours de cette scène: je rencontre une fille, au centre Énergie Cardio, nous en sommes à notre 2e modeste sortie. Nous sortons dans un petit bar à Montreal pour danser. Elle y est déjà, je vais la rejoindre. L’entrée ne coûte pas si cher…4$ Je vais donc au bar commander une bière et retirer 4$ (on parle de 10$ pourboires inclus) et l’appareil affiche “fonds insuffisants”. Je venais encore une fois de frapper le fond, encore pour les mêmes raisons que l’histoire de l’épicerie. Je repars à la maison. Plus tard, voyant que je ne suis pas au bar, elle m’appelle et me demande: “What the f*ck?”. Je lui avoue tout, et elle décide tout de même de rester à mes côtés. Chaque fois que j’en parle j’en ai les larmes aux yeux. 1 an et demi plus tard, nous sommes toujours ensemble! Un conseil: vous voulez avoir des relations solides et vous assurez que les gens qui sont autour de vous y sont pour les bonnes raisons, alors soyez authentique, intègre et affichez votre vulnérabilité. C’est seulement lorsqu’une personne vous a vu dans vos pires moments et qu’elle décide de rester qu’elle vous choisis vraiment pour qui vous êtes.

2017 à aujourd'hui: Travailler fort et créer sa chance

Finalement, je deviendrai entraineur entre temps au Énergie Cardio. Je relèverai le défi avec brio, tout en continuant à donner mes quelques 5-6 cours en groupe par semaine. À travers tout ça, je donne des conférences et m’occupe des réseaux sociaux pour le centre afin d’offrir plus aux membres et gagner en expérience.

Hiver 2017, je rencontre un propriétaire d’une compagnie d’animation d’événements et je retourne comme animateur de soirée. Cette décision s’avère être excellente. Début de l’été 2018, en raison de divergence de vision et d’opinions très forte avec le propriétaire, ce qui donne lieu à une atmosphère plutôt ordinaire au travail entre lui et moi, jumelé avec des projets et rêves que je caresse depuis fort longtemps, je remet ma démission complète du centre Énergie Cardio. Départ qui ne m’a pas laissé insensible, car après plus de 2 ans à connecter avec tout le monde, je laisse derrière moi plus que des membres et une équipe, ce sont des amis et une famille.

Mais le futur s’annonce splendide. J’anime des soirées le soir, le jour je travaille à réaliser mes rêves (c’est-à-dire que je monte des conférences, je travaille sur mon site web, j’apprend le montage graphique, etc) tout en finissant mes études privées en coaching. Au moment où j’écris ces dernières lignes, je suis en train de finir mon site web, je me prépare à mettre en ligne mon démo de conférencier, je prépare une nouvelle conférence, et j’ai terminé le niveau maître praticien en programmation neuro linguistique. Ma copine et moi on habite le fameux condo, les finances vont beaucoup mieux, et je suis allumé comme un feu de camp! J’ai la tête pleine de projets et le coeur léger et rempli de rêves, sur lesquels je travaille à chaque jour. Je commencerai bientôt l’écriture de mon premier livre et je lancerai sous peu ma chaîne Podcast. Je travaille aussi sur un autre projet que je dois garder secret pour l’instant! Ma mission est d’aider les individus à développer un état d’esprit gagnant, prêt à surmonter n’importe quelle épreuve, comme je l’ai fait. Un état d’esprit qui fonce peu importe si la peur est présente, un état qui se fou de ce que les autres pensent à propos de ses décisions, ses peines, ses “échecs”. Un état qui n’essaie pas de plaire à tout le monde, juste plaire à la personne la plus importante en question: soi-même.

Ce que j’ai appris de plus important: l’être humain d’abord et avant tout. Si tu prends soin des êtres humains qui forment ton entreprise et qui achètent tes services, ces mêmes êtres humains feront en sorte que l’entreprise se portera bien.

Qu’est-ce qui marque la différence entre l’ère avant mes 19 ans et l’ère après mes 19 ans? Plusieurs choses je dirais, mais la principale selon moi: avant j’attendais que les choses se produisent, par la suite j’ai compris qu’il me fallait passer à l’action. Les amis, retenez bien ceci: vous n’êtes pas ce qui vous est arrivé dans le passé. Vous n’êtes pas vos circonstances actuelles. Vous êtes ce que vous choisissez d’être, et ce que vous choisissez de devenir. Il n’y a pas de limites, pas de problèmes.. il n’y a que des états d’esprit qui interprètent les situations et les transforment en limites, en problèmes.

Je vous souhaite sincèrement une vie à la hauteur de vos rêves, désirs et ambitions. Love you xo